.Un brin de nostalgie.

Les deux années que j’ai passées au cours de photographie du Centre de formation professionnelle Bel-Avenir font partie de mes plus beaux souvenirs. J’adorais être entouré de gens passionnés, de profs dévoués et de tous les équipements qui me faisaient rêver (le fameux bruit de déclenchement du Hasselblad). J’ai également beaucoup apprécié les cours de photographie argentique. Je me souviens encore du bruit du film lorsqu’on l’enfile sur sa petite roulette et de l’odeur des différents produits chimiques.

La photographie argentique apportait son lot de difficultés (nombre de fois que j’ai sacré à la vue de ma photo en sortant de la chambre noire). Je ne peux que féliciter les grands photographes pour qui il était impossible de s’assurer que tous leurs réglages étaient parfaits avant le développement. Malgré tout, cette époque me manque. c’était un moment si spécial de voir sa photo apparaître dans le révélateur. J’avais l’impression que tout était plus tangible, que je créais l’image de mes propres mains en remuant les différents bacs de solution et en regardant méticuleusement l’horloge.

Je dois avouer que j’adore la rapidité actuelle du numérique, mais j’aimais aussi la lenteur de l’argentique. Le temps entre la prise de vue et le développement était un beau moment d’excitation. On oubliait souvent quelques clichés que l’on avait pris et c’était parfois d’agréables surprises. J’essaie souvent de ralentir lors des prises de vue afin de m’assurer que j’ai les bons réglages et le bon angle. C’était une excellente pratique que l’on se devait de suivre en argentique. Cela permet d’obtenir le bon résultat et surtout de réfléchir à ce que l’on est en train de créer.

Finalement, je terminerais cet article nostalgique avec ce qui me manque le plus dans tout cela; la qualité du noir et blanc. J’ai essayé un tas de technique de retouche dans plusieurs logiciels, mais je n’ai jamais retrouvé les tons riches de l’argentique. Après ces tentatives, je ne garde pas plus l’espoir de recréer cette qualité légendaire. Je le vois plutôt comme une preuve que l’argentique ne pourra jamais être remplacé.