.Le tapis rouge.

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Tous les yeux étaient rivés vers le Dolby Theatre de Los Angeles dimanche dernier pour la cérémonie des Oscars.  Les paillettes, les longues robes, les tuxedos, rien n’a été laissé au hasard pour cette 89e cérémonie (sauf peut-être d’avoir le bon carton pour le gagnant du meilleur film…).

Une tonne de photos sont maintenant disponibles partout à travers le web afin de nous montrer les meilleures tenues (et les moins bonnes du tapis rouge). D’ailleurs, fait inutile à savoir, le tapis rouge des Oscars a été utilisé la première fois durant la cérémonie de 1961. Pourtant, la diffusion couleur de l’événement a eu lieu pour la première fois en 1966.

Comme tout le monde, j’ai visionné les images de l’arrivée des stars. J’ai été conquise par la robe de velours bleu marine de Taraji P. Henson (Alberta Ferretti), charmée par le couple Timberlake (Tom Ford) – Biel (Kaufmanfranco) et déçue du look de Daokta Johnson (Gucci).

Après ce moment purement glamour, je suis tombée sur un article du Vanity Fair qui s’entretenait avec le photographe Jay L. Clendenin. Ce vétéran du tapis rouge avec ses 10 ans d’expérience raconte à quel point l’univers des Oscars et une vraie jungle pour les photographes. Ils sont entassés dans un espace restreint avec bien souvent deux caméras (pour gérer les plans larges et les détails) et doivent travailler coude à coude pour sortir la meilleure image afin de pouvoir la vendre à bon prix. 

J’ai été surprise de constater que Jay L. Clendenin a su trouver une méthode fort ingénieuse pour se faire remarquer des stars et obtenir leur regard dans son objectif. La plupart des photographes portent des habits noir ou bleu marin classique. Jay L.Clendenin porte plutôt un tuxedo des années 70 gris avec des détails en velours noir et une chemise bleue à froufrous acheté il y a plusieurs années dans une friperie. Personne sur le tapis ne se souvient de son nom, mais tous connaissent son habit.

Le photographe californien affirme également porter des bouchons d’oreilles afin de réduire les cris des autres photographes dans son oreille. 

J’imagine que ce genre de journée doit être particulièrement stressante, épuisante et étourdissante. Par contre, ce type d’expérience doit vraisemblablement apporter une certaine euphorie et une envie irrésistible de performer. 

Je ne connaissais pas le travail de Jay L. Clendenin avant de lire cet article. J’ai parcouru ses galeries et j’ai été interpellé par les photos instantanées réalisées à Sundance. Chacune d’entre elles est empreinte de mystère et d’une certaine douceur à la fois. Jetez-y un coup d’œil et découvrez un côté moins glamour de certaines de vos célébrités préférées. 

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