.Quand.

Arrêter
Avec l’arrivée des téléphones cellulaires qui peuvent prendre des images partout et à n’importe quel moment, je me questionne beaucoup. Est-ce que tout vaut la peine d’être photographié ?
 
Avant, nous n’avions que 24 poses. Chaque fois qu’on appuyait sur le déclencheur, on devait se poser les questions suivantes : Suis-je entrain de gaspiller une pose? Est-ce que cette photo vaudra la peine que je me déplace jusqu’au magasin, paye le prix du développement et attende quelques semaines avant de la voir ? C’était un long processus. On voyait donc rarement quelqu’un photographier son souper ou faire 36 selfies.
 
Tous ces appareils électroniques nous font souvent perdre la notion de ce qui est vraiment important. Passer un spectacle entier à regarder l’écran de son iPhone pour faire un tas de photos, ce n’est pas réellement apprécier le show. C’est pourquoi, parfois, je laisse mon téléphone ou mon appareil dans mon sac. Je veux profiter du moment.
 
J’apprécie le fait que prendre des photos soit maintenant plus simple. Par contre, dans mon processus créatif, j’ai décidé de sortir ma caméra au bon moment, de prendre mon temps, comme si je n’avais qu’un seul film et de réfléchir avant de déclencher. Je veux être certaine que ce que je photographie est intéressant, que mon cadrage et mon éclairage sont bons et que je ne gaspille pas une pose.
 
C’est facile d’appuyer sur le déclencheur à répétition et d’espérer avoir une bonne image dans le lot, mais ce n’est pas ça, l’art de la photographie pour moi. C’est aussi pourquoi je ne retouche jamais toutes les photos que j’ai prises durant une séance. Je prends le temps de les regarder une à une et de les choisir. Je veux avoir la meilleure qualité et non pas avoir dix photos de la même pose au même endroit. Dix photos presque identiques, ce n’est pas mémorable comme une ou deux qui restent gravées dans notre mémoire.
 
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